Les news 1...

 
Avril 2020 Les Philippines vivent aussi dans une période de confinement et d’inquiétude, face à la pandémie.
Pour le moment, celle-ci semble avoir fait peu de victimes, mais si l’extension de la maladie devait s’amplifier il y aurait des conséquences sévères en raison de l’immense promiscuité qui règne dans les bidonvilles à Manille et de l’accès difficile pour beaucoup aux soins médicaux.
En janvier 2020, Gabrielle, Marie Paule et Jean Jacques se sont rendus à Senden Home.
Ils ont passé 2 semaines au foyer. Ils ont partagé leur temps entre les enfants du foyer et la visite à ceux qui sont pris en charge par Senden Home mais qui vivent dans leurs familles.
Le dimanche 19 janvier a eu lieu un grand rassemblement réunissant tous les enfants.
Ce jour-là, on a célèbré les 45 ans d’existence du foyer de Senden Home. Il a été créé en 1974 par Sœur Mathilde Van Kerkhoven, avec l’aide des amis du Père Senden, décédé un an plus tôt.
En mars 2020, Mathilde a passé un mois au foyer. Elle a secondé les éducateurs auprès des enfants

 

Les news 2...

 
1974 - 2019 : Senden Home a 45 ans ! 
4 février 1974 : création de Senden Home « a home for homeless boys » (un foyer pour des garçons sans domicile). A l’époque il n’y avait pas de filles dans la rue.

 

Bon à savoir : Tout don à Route Sans Frontière peut faire l'objet d'une déduction fiscale de 75% du montant (dans les limites légales).
La totalité des sommes collectées sont reversées à Senden Home
. Il n'y a aucun frais de fonctionnement, tout le travail de gestion est assuré bénévolement. Les voyages réguliers des membres de l'association vers Manille et Senden Home sont intégralement à leur charge.


Là, c’est le coup de bambou sur la tête : dans un bidonville sordide, sous un pont, dans un substitut de maison, une pièce de 4m2 dans laquelle on accède par une échelle de meunier branlante, les parents de deux enfants de Senden Home vivent. La mère semblait totalement indifférente à ses deux enfants qui se blottissaient contre elle et qui n’obtenaient d’elle aucune réaction, aucune manifestation de sentiments.
Que se passe-t-il alors dans la tête de ces enfants qui malgré tout font bonne figure et ensuite arrivent de nouveau à sourire puis à jouer. Quelles capacités de résilience ils ont développé au travers de l’accompagnement dont ils bénéficient à Senden Home.
Nous avons aussi vu d’autres familles qui vivent dans des cabanes, en dehors du centre de Manille. Le sol est en terre battu, le toit composé dans le meilleur des cas de tôles parsemés de trous béants, avec un parapluie par ci par là pour essayer de les protéger de la pluie. Le plus extraordinaire est qu’un certain nombre de mères conservent leur dignité, notamment en portant des vêtements très propres, en continuant à sourire pour être plus fortes que l’adversité.
Senden Home est, au regard des besoins, une goutte d’eau dans l’océan. Pourtant cette goutte d’eau permet à des enfants d’étudier, d’apprendre la solidarité, la vie en collectivité, de vivre dignement et heureux le temps de leur placement. Ainsi, ils auront la possibilité plus tard de se construire une vie meilleure. C’est pourquoi je suis convaincue, après ces 15 jours, que je ne dois pas céder au découragement qui m’a parfois guetté au regard de l’extrême misère ambiante et qu’il est nécessaire de continuer avec espoir et foi en l’avenir.
Ces 15 jours m’ont changé et je suis ébahie devant le travail extraordinaire du staff de Senden Home et de la résilience des enfants.